Des réponses courtes et claires aux questions que l'on nous pose le plus au cabinet. Cliquez sur une question pour lire la réponse. Chaque situation est différente : la première consultation est gratuite pour en parler.
Il y en a trois. Le divorce par consentement mutuel, quand les deux époux sont d'accord sur tout. Le divorce pour préjudice, quand l'un reproche à l'autre une faute grave (violences, abandon, défaut d'entretien). Et le divorce à la demande de l'un des époux, possible sans motif, mais qui peut donner lieu à une indemnisation de l'autre.
Non. En Tunisie, seul un jugement du tribunal dissout le mariage. Un accord signé entre époux, même devant notaire, ne suffit pas. En revanche, si vous êtes d'accord, la procédure de consentement mutuel est simple et rapide.
Oui, en principe : le divorce se juge au tribunal de première instance, où l'avocat est obligatoire. Dans un consentement mutuel, un seul avocat peut déposer la demande commune, ce qui réduit les frais.
Oui. Chaque époux peut demander le divorce même sans faute de l'autre. Le refus du conjoint ne bloque pas la procédure ; il joue seulement sur les conséquences financières.
Sans enfants mineurs : en général une seule séance de conciliation, puis le jugement. Avec des enfants mineurs : la loi impose trois séances de conciliation, espacées d'au moins 30 jours chacune. Ensuite, le juge prononce le divorce si l'accord est complet.
Comptez trois à six mois en pratique, selon le tribunal et la présence d'enfants. C'est de loin la procédure la plus rapide. Un dossier complet dès le départ fait gagner plusieurs semaines.
C'est le plus long : souvent un an ou plus. Il faut prouver le préjudice (certificats médicaux, procès-verbaux, témoins), passer les séances de conciliation, puis plaider au fond. Un appel peut ajouter plusieurs mois.
En général six mois à un an. Il n'y a pas de faute à prouver, ce qui simplifie les débats. La durée dépend surtout des séances de conciliation et de la discussion sur l'indemnisation de l'autre époux.
Rarement le tribunal. Le plus souvent : des pièces manquantes, un époux qui ne se présente pas aux séances, ou un désaccord sur la garde ou les biens. Un dossier bien préparé avant de déposer la demande évite l'essentiel des retards.
Pour l'essentiel : un extrait de l'acte de mariage, les extraits de naissance des enfants, une copie de la carte d'identité de chaque époux et, pour un consentement mutuel, l'accord écrit sur la garde, la pension et les biens. Pour un divorce pour préjudice, ajoutez vos preuves.
Le juge de la famille fixe des mesures provisoires : qui garde les enfants, quelle pension est versée, qui reste dans le logement. Elles s'appliquent tout de suite, en attendant le jugement définitif.
Oui. L'époux absent peut donner une procuration légalisée au consulat de Tunisie, et son avocat le représente. Si le mariage a été enregistré à l'étranger, le jugement tunisien devra ensuite y être reconnu.
Pas automatiquement. Il faut le faire reconnaître par un tribunal tunisien (procédure d'exequatur), puis le transcrire à l'état civil. Sans cela, vous restez marié aux yeux de l'administration tunisienne.
Pas sans précaution. Un départ non justifié peut vous être reproché comme un abandon du domicile. En cas de danger, partez, portez plainte, et demandez au juge des mesures provisoires ou de protection.
Le juge décide selon l'intérêt de l'enfant. En pratique, la garde des jeunes enfants est souvent confiée à la mère, mais le père peut l'obtenir. Le parent non gardien garde un droit de visite et un droit de regard sur l'éducation.
Le père, dans son principe. Le montant est fixé par le juge selon ses revenus et les besoins des enfants, et il peut être révisé plus tard si la situation change.
Vous pouvez agir vite : plainte pénale pour abandon de famille (délit puni de prison), exécution forcée sur le salaire, et demande au Fonds de garantie de la pension alimentaire, qui peut avancer les sommes dues.
Ce n'est pas automatique. Le juge examine l'intérêt de l'enfant et peut maintenir la garde à la mère, notamment si l'enfant est très jeune ou si le père ne peut pas l'assumer. Le remariage est un argument, pas une sanction.
Il faut l'accord de l'autre parent ou une autorisation du juge. Partir sans cet accord expose à des poursuites et peut faire perdre la garde.
Les frais de justice sont modestes ; l'essentiel est constitué des honoraires d'avocat, qui dépendent du type de divorce et de la complexité du dossier (enfants, biens). La première consultation au cabinet est gratuite : vous repartez avec un coût clair.
Oui si le divorce lui cause un préjudice, par exemple lorsque le mari divorce sans motif ou par sa faute. Le juge peut fixer un capital ou une rente mensuelle. Le mari peut aussi être indemnisé si c'est lui qui subit le divorce.
Chacun garde ce qui est à son nom, sauf si les époux ont choisi le régime de la communauté des biens au moment du mariage. Les biens achetés ensemble se partagent selon la contribution de chacun, ce qui demande souvent des preuves.
Si la garde est confiée à la mère, le père doit lui assurer un logement avec les enfants ou en payer le loyer, sauf si elle en a déjà un. Sans enfants, chacun garde son bien propre et le bail se règle selon le contrat.
L'homme peut se remarier dès que le jugement est définitif. La femme doit respecter un délai de viduité (idda) de trois mois après le divorce définitif, ou jusqu'à l'accouchement si elle est enceinte.
Oui, dans un délai de 20 jours à compter de la notification du jugement. L'appel porte le plus souvent sur la garde, la pension ou l'indemnisation, rarement sur le principe du divorce.
Non. Une fois définitif, le jugement doit être transcrit sur les registres de l'état civil : c'est ce qui rend le divorce opposable à tous. Votre avocat s'en charge.
Oui, à tout moment si la situation change : revenus, déménagement, âge de l'enfant, remariage. Il suffit de saisir à nouveau le juge de la famille.
Ces réponses sont données à titre d'information générale et ne remplacent pas une consultation sur votre situation.
Comment nous vous accompagnons, du premier rendez-vous au jugement.
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